VIDEO. En Nouvelle-Calédonie, le WWF œuvre pour protéger la flore exceptionnelle de l'archipel

C'est l'histoire d'une île qui cherche à sauver ses plantes menacées. Plusieurs centaines des plantes qui existent ici, en Nouvelle-Calédonie, n'existent nulle part ailleurs. Si elles disparaissent, elles disparaissent donc de la planète entière. En effet, la flore y est unique par son endémicité : il y a 80 % des espèces qui sont endémiques à l'île. Mais avec le réchauffement climatique, cette flore est menacée. "Cette flore est non seulement menacée par les incendies, mais elle l'est depuis plus d'un siècle, par exemple, par l'exploitation minière. Nous avons des gisements très importants de nickel et ce nickel, il faut aller le chercher en détruisant la végétation. Et puis vous avez les invasions biologiques, c'est-à-dire les introductions d'espèces animales et végétales", développe Hubert Géraux, responsable du WWF Nouvelle-Calédonie. Quelles solutions ? Des travaux de restaurations ont été commencés en 2015. "Et on va voir si nos plantations, depuis ce temps-là (...) si c'est un succès ou pas", explique Emma Do Khac, coordinatrice du programme forêt du WFF Nouvelle-Calédonie. Elle constate : "Les plants qu'on a plantés faisaient à peine dix centimètres. Et voilà, trois ans et demi plus tard on est à quoi, quatre-vingt centimètres, et surtout, super important, ils ont des fruits." Aussi, l'ONG veille à faire un véritable suivi à l'aide de fiches : "C'est indiquer la taille, la taille du plant, indiquer l'état du feuillage. Normalement, s'ils sont morts, ça fait un moment qu'ils le sont et ceux qui ont survécu, on espère qu'ils s'accrochent et qu'ils sont en bonne forme. Donc taille, état du feuillage, s'il y a des fleurs, oui, non, s'il y a des fruits, oui, non", résume la coordinatrice du programme forêts. Enfin, la préservation de cette flore va aussi passer par davantage de moyens de lutte contre les incendies, par la création de nouvelles aires protégées, par l'interdiction d'exploiter le minerai de certains massifs ou encore par le développement de gros programmes d'éducation à l'environnement dans toutes les écoles calédoniennes.