VIDEO. Les moments qui ont marqué la vie de Julian Bugier

Son entretien à Bloomberg "Et me voilà, un beau matin, avec mon costume que j'avais emprunté à un copain. Et je savais même pas ce que c'était Bloomberg. Et je me retrouve dans cette entreprise et je me dis : "Mais c'est bien sûr, mais c'est ça que je veux faire." Et donc j'invente ou j'improvise plutôt un discours, et puis je suis embauché comme stagiaire. Et c'est vraiment le moment où ça a changé ma vie comme quoi le destin, parfois, se joue à peu de choses. Et puis après, ça a été la grande aventure, je ne suis jamais revenu en France je suis resté à Bloomberg pendant 5 ans", raconte le journaliste. Son reportage au Mali "C'est l'un des moments qu'a changé ma vie dans ma vie de jeune journaliste et de reporter. Ce moment où je suis allé au Mali sur la base de Gao pour faire une immersion avec les soldats de l'opération Barkhane. Et je suis arrivé le jour où sont morts les deux commandos marines pour libérer les otages au Burkina Faso. C’est vrai que je suis arrivé sur place, au moment où on a appris leur mort. Imaginez vous, vous êtes au milieu du désert, à Gao, une grande base qu'est un peu une ville dans la ville, on est dans le nord Mali, il y a une ambiance lourde… et j'ai assisté avec tous les militaires qui étaient présents, au garde-à-vous, imaginez-vous 3000 soldats au garde-à-vous sur la base, avec la levée des corps, le drapeau, vous voyez quand je le raconte, j'ai encore l'émotion… Le drapeau français sur les cercueils, la sonnerie aux morts, la Marseillaise et tous ces types qui sont au garde-à-vous et qui saluent leurs frères d'armes avant le rapatriement vers la France", confie Julian Bugier. Son clash avec Robert Ménard "C'est l'un des moments qui a changé ma carrière, c'est ce clash avec Robert Ménard. On était en plateau, j'étais jeune journaliste, j'étais avec Sonia Chironi qui co présentait avec moi la tranche Itélé. C'était il y a bien longtemps, à l'ancienne version d'Itélé et c'était le début des plateaux d'opinion où on avait des chroniqueurs qui donnaient leur opinion, qui intervenaient et Robert Ménard faisait partie de ceux-là. Et arrive ce moment où on évoquait un fait-divers assez sordide comme il en arrive parfois en France et il fait cette sortie en disant : "Quand on voit ce qu'on voit, et quand on voit ce qu'a fait ce monsieur", je crois que c'était à un enfant, un crime absolument horrible il dit : "On se demande pourquoi on rétablirait pas la peine de mort." Et tout d'un coup, spontanément, je sors de mes gonds et je sors de ma réserve habituelle et je lui dis : "Robert, vous n'avez pas à dire ça, restez à votre place car je pense que rien ne justifie qu'on enlève la vie." Et c'est un truc que je pense profondément parce que je pense qu'il y a des combats universels comme ça qui méritent d'être rappelés de temps en temps", conclut-il.