VIDEO - Des militants écologistes s'enchaînent au ministère de l'Économie

Des militants d'Extinction Rébellion recouverts de faux sang s'enchaînent au ministère de l'Economie

Les militants ont également déversé du faux sang devant le ministère pour symboliser les futures victime d’écocide.

Action coup de poing de militants écologistes devant le ministère de l’Économie et des Finances, à Paris. Aspergés de faux sang, plusieurs militants se sont enchaînés à une grille devant Bercy, ce mardi 30 juin, tandis que d’autres déversaient du faux sang devant le ministère.

“Plan de relance pour la planète”

Une banderole "Plan de relance pour la planète" a également été déployée par d'autres activistes pour dénoncer les choix économiques du gouvernement pour la relance de l'économie après la crise du Covid-19.

Sur les murs du ministère de l’Économie et des Finances, des affiches sanguinolantes alertent sur les futures victimes d’écocide, qui désigne la destruction de milieux naturels, et qui pourrait faire prochainement son entrée en droit pénal français.

C’est l’une des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, qui a été bien accueillie par Emmanuel Macron. Le président s'est engagé à étudier, "avec l'appui de juristes", la question de l'introduction de ce crime dans le droit pénal français, "dans le respect de nos principes fondamentaux”.

Plusieurs interpellations

Cette action vise “à représenter la fragilité de notre système (économique, social, de santé) et de nos écosystèmes marins et terrestres face aux choix de l’État qui met toute la planète et ses habitants en danger (...) Les gouvernements de toute l’Europe doivent comprendre que la gestion de notre économie comme avant le Covid-19 va encore exacerber la crise écologique", ont expliqué les militants présents sur place.

Les forces de l’ordre ont relevé l’identité des manifestants avant d’en interpeller une dizaine suite à cette action. Les autres militants ont été raccompagnés au métro.

Les militants d’Extinction Rébellion se sont fait remarquer ces derniers jours en occupant une piste de décollage de l’aéroport d’Orly pour réclamer la fin des vols intérieurs, et en déployant une banderole “moins de LBD, plus de navets” sur les grilles du ministère de l’Intérieur pour dénoncer les violences policières.