VIDEO. Comment Michel Fourniret et Monique Olivier ont scellé leur pacte criminel qui a fonctionné seize ans

Le couple diabolique, formé par le tueur en série Michel Fourniret et Monique Olivier, a agi main dans la main pendant seize ans. Il s’est noué entre eux un pacte criminel hors du commun. Tout commence en 1987. La femme garde-malade séparée de son mari, et dont les enfants vivent chez leur père, souffre du poids de la solitude. Elle décide alors de répondre à une petite annonce parue dans la presse. Son auteur : Michel Fourniret, détenu pour agressions sexuelles. Le prisonnier répond à sa correspondante et lui révèle son obsession pour la virginité. Des phrases noyées dans le flot des lettres échangées qui échappent à l’attention de l’administration pénitentiaire. Monique Olivier, sa "Natouchka", sa "mésange", n’est pas choquée par ces confidences. Au contraire : "Je veux travailler auprès de mon fauve, le seconder", écrit-elle à celui qui signe Shere Khan, le nom du tigre du Livre de la jungle. Il lui promet qu’il tuera son premier compagnon. En retour, elle l’aidera à enlever des jeunes filles… "Il y a pour le moins une complémentarité, une synergie" "Quand j’ai rencontré Monique Olivier, ce sont deux épaves sur l’eau qui se dirigeaient on ne sait pas où, rapporte, en citant Michel Fourniret, l'expert psychologue auprès des tribunaux Jean-Luc Ployé, au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Ils se sont entraidés l’un et l’autre. Il y a pour le moins une complémentarité, une synergie, qui s’est mise en place. On ne peut pas différencier l’un de l’autre." Monique Olivier attend le futur "ogre des Ardennes" à sa sortie de prison pour s’installer avec lui à Saint-Cyr-les-Colons, près d’Auxerre (Yonne). "Avant que Michel Fourniret rencontre Monique Olivier, il n’avait jamais tué, Et il considérait que c’était elle qui lui avait donné son permis de tuer. Neuf ou dix mois après leur rencontre, ils commettent leur premier crime où elle a manifestement un rôle très actif", rappelle-t-il. En décembre 1987, une élève de 17 ans, Isabelle Laville, est ciblée. Ils utilisent un terrible stratagème pour la mettre en confiance. Monique Olivier, seule, accoste en voiture la jeune fille et lui demande de l’aide pour trouver la bonne route. Quelques mètres plus loin, un homme avec un bidon d’essence faisant mine d’être en panne. La conductrice freine. Il monte à l’arrière. C’est Michel Fourniret. Le corps d’Isabelle est retrouvé au fond d’un puits abandonné plus de dix-huit ans plus tard.