VIDEO. Marlène Schiappa dénonce la "politique politicienne" de certains élus concernant les vaccins

Le 10 janvier 2021, "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3, recevait Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté. Elle s’est notamment exprimée sur la constitution d’un comité de citoyens sur les vaccins contre le coronavirus. La femme politique a annoncé qu’il serait mis en place le 16 janvier prochain. "Ce comité, avec 30 membres et 5 suppléants, piloté par le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), permettra d’être en dialogue avec les citoyens, y compris les plus sceptiques", a-t-elle déclaré. Le tirage au sort est en cours. "Il pourrait y avoir un dialogue avec le conseil du professeur Fischer (le "monsieur vaccin" du gouvernement, ndlr.), avec le gouvernement et avec les autorités sanitaires, y compris pour faire remonter de façon très directe les questions qui peuvent émerger de la part des citoyens", a ajouté Marlène Schiappa. Le conseil sera représentatif et ne devra pas présenter de conflits d’intérêt. "Il y a des conditions de parité, d’origine géographique, d’orientation", précise la ministre. Elle s'est par ailleurs dite ouverte à se faire vacciner en public ou devant les caméras. Des arrière-pensées politiques personnelles derrières les critiques du gouvernement ? La femme politique a également commenté la volonté affichée de certains élus d'être associés à la campagne de vaccination. "Je crois que ce n’est pas le moment de faire de la petite politique politicienne", a-t-elle réagi, dénonçant une piste de lancement pour les élections régionales ou présidentielles à venir. "Il ne s’agit pas d’être pour ou contre le gouvernement, mais de soutenir la réponse de notre pays face à une pandémie inédite". La ministre mentionne notamment une interview de Gérard Larcher, le président du Sénat, publiée dans le Journal du Dimanche du jour, "alors qu’il sera reçu demain sur ces questions de vaccination". "Il y a de la petite manipulation", lance-t-elle également en direction de la maire de Paris, Anne Hidalgo, avant de dénoncer les "mensonges" d’Edgar Morin, le président de la région Grand Est. "Soutenir son pays c’est être force de proposition (…) et aucun n’a fait de proposition", tranche-t-elle.