VIDEO. Librairies "essentielles" en Belgique... Tour d’Europe des produits jugés "essentiels" ou "non essentiels"

Les librairies, des commerces "essentiels" en Belgique et en Suisse La Belgique est confinée depuis le 1er novembre. Les bars, restaurants et commerces jugés "non-essentiels" sont fermés. Mais contrairement à la France, les librairies sont considérées comme des commerces "essentiels" et maintiennent leur activité. "Le livre a été qualifié de bien essentiel en Belgique parce qu'il correspond à un besoin que la population manifeste", estime un libraire. Bibliothèques, marchands de journaux et magasins de plantes sont aussi ouverts. En Suisse, la ville de Genève est passée en semi-confinement le lundi 2 novembre. Bars, restaurants et commerces jugés "non-essentiels" sont contraints de fermer. Les librairies, elles, restent ouvertes. En Allemagne, un confinement allégé est en place depuis le 2 novembre. À l'exception des bars, l'ensemble des commerces restent ouverts, à condition qu'ils n'accueillent pas plus d'un client pour 10 mètres carrés. Lors de la première vague de l'épidémie, seuls les commerces de première nécessité et les magasins de petite taille étaient restés ouverts, ce qui avait été jugé arbitraire. …Mais pas en France ou encore au Royaume-Uni Au Royaume-Uni, au Pays de Galles, la population est soumise à un nouveau confinement depuis le 23 octobre. Les commerces jugés "non-essentiels" ont été fermés, ainsi que des rayons de supermarchés. Vêtements, livres, jouets, décorations et même produits d'hygiène sont ainsi interdits à la vente. Aussi considérées comme "non essentielles" par certaines grandes surfaces, les protections hygiéniques ont été interdites à la vente. Face à l'indignation des consommateurs, leur vente a été de nouveau autorisée. En France, la population est confinée depuis le vendredi 30 octobre. À la demande du gouvernement, les commerces jugés "non essentiels" sont fermés. Parmi eux : les librairies, les fleuristes ou encore les magasins de jouets. "Nous avions bon espoir d'amoindrir le choc du premier confinement sur cette fin d'année, c'était bien parti. Là, c'est une situation catastrophique", déplore la co-dirigeante de la Librairie de Paris. En réponse à la grogne des petits commerçants, le gouvernement a annoncé la fermeture de certains rayons des grandes surfaces, notamment ceux de produits culturels. Une décision peu comprise pour de nombreux Français : "J'ai vu des boutiques de foie gras, de vin, de vapo. Pour moi, c'est plus utile qu'il y ait des livres et des puzzles pendant le confinement."