VIDEO. Pour Julien Bayou, Gérald Darmanin "abaisse la fonction de ministre de l'Intérieur"

Invité de "Dimanche en Politique", dimanche 15 novembre, Julien Bayou, secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts, a insisté sur la nécessité de "l'hommage des victimes", cinq ans après l'attentat du Bataclan du 13 novembre 2015 à Paris. "Se rappeler aussi que ces attaques, l'islamisme radical, visent une chose, c'est nous faire nous-mêmes abandonner la démocratie, [...] les principes de liberté, d'égalité, de fraternité, et de laïcité. Ce à quoi évidemment les écologistes sont extrêmement attachés", a-t-il rappelé. Pour le patron des écologistes, "les différents gouvernements ont peut-être trop tardé sur des prêches d'imams radicaux". Il qualifie également la loi de 1905, qui concerne la séparation de l'Église et de l'État, de "joyau qui a deux volets : un volet répressif, fermer des prêches, fermer les mosquées ou les églises qui tiennent des discours factieux" et "une loi de liberté" qui assure "le libre exercice des cultures". "Darmanin abaisse la fonction de ministre de l'Intérieur" Interrogé sur la stigmatisation des musulmans, Julien Bayou fustige aussi le discours de "certains politiques" qui, selon lui, opèrent "un mélange entre les islamistes radicaux [...] et l'ensemble des pratiquants". "Je pense évidemment à Darmanin, qui, je crois, abaisse la fonction de ministre de l'Intérieur et des cultes quand il fait le lien entre terrorisme et les rayons halal dans les supermarchés", a-t-il affirmé, en ajoutant que le ministre de l'Intérieur "prête le flan et donne le poing à nos assaillants". Sur la volonté du ministre de dissoudre le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France), Julien Bayou admet que "le CCIF a pu défendre des musulmans qui s'estimaient stigmatisés et je sais aussi que la République n'était pas là et a peut-être laissé d'autres faire à sa place le travail de défense des personnes qui s'estimaient discriminées pour leur religion". Toutefois, il appelle à produire "le dossier sur le CCIF ou sur BarakaCity et si le dossier est clair, fermons-le".