VIDEO. "J'étais envahie d'un sentiment de liberté majestueux" : elle quitte tout pour devenir surfeuse

"J'étais sur la route et je me disais : "J'ai toute ma vie derrière". J'étais envahie d'un sentiment de liberté majestueux." C'est après une réunion qu'Anaïs Vanel prend la décision de quitter son emploi d'éditrice qu'elle occupait depuis 12 ans. Après un stage de surf qui l'a bouleversée, elle se rend compte que sa place n'est plus à Paris. "La vie parisienne, elle est idéale pour ne pas regarder trop profond en soi", estime-t-elle. Affronter l'inconnu

Armée de ses sacs et de sa petite berlingot, Anaïs s'en va dans les Landes, seule. "J'avais coupé les ponts avec un peu tous mes amis de Paris parce que j'étais partie assez brutalement puis j'avais envie quand même de couper", explique-t-elle. Anaïs a aussi rompu le contact avec ses parents. "Ça fait un peu "Rémi sans famille", mais voilà, c'est comme ça", souffle la jeune femme. Et malgré tout, la première année fut placée sous le signe de la découverte. "J'étais absolument fascinée de ces retrouvailles avec la nature, avec la simplicité", se souvient Anaïs. En se retrouvant littéralement seule, loin de sa famille et de ses amis, Anaïs s'est retrouvée confrontée à ses peurs : son adoption et la crainte d’être abandonnée qu'elle évoque dans son livre "Tout quitter". "Forcément là, l'adoption, le sentiment d'abandon, la peur de l'abandon, etc. reprend le dessus." Mais malgré les appréhensions, Anaïs Vanel en est aujourd'hui convaincue : la mer est un élément dont elle a besoin pour vivre.