VIDEO. "Il faut des meufs subversives qui ne boivent pas" : À 37 ans, elle a réalisé qu'elle était alcoolique

"Il m'est arrivé tellement de situations assez graves à cause de l'alcool", confie Claire Touzard. Pertes de mémoire, sensibilité et tristesse les lendemains de soirées... Elle raconte comment sa consommation d'alcool s'est glissée dans l'excès de façon insidieuse. "C'est venu progressivement, je me suis rendu compte des dégâts que ça faisait dans ma vie", raconte-t-elle. Après avoir essuyé un licenciement, Claire se souvient avoir commencé à boire seule. "Je ne bougeais plus de chez moi et je buvais toute seule et je buvais pour boire, quoi. Et puis là, ça n'avait plus rien de flamboyant, ni de chic ni de quoi que ce soit, et là je me suis vraiment rendu compte qu'il y avait un problème", poursuit-elle. Une "norme" qu'il faut "déconstruire" À 37 ans, elle a finalement décidé de complètement arrêter de boire. Selon elle, il n'existe pas "des alcoolismes" : qu'elle soit festive, mondaine ou solitaire, la consommation d'alcool reste la même. Estimer le contraire serait alors une manière de se "planquer". "Je présente bien, je n'ai pas du tout la tête de l'emploi, c'est vrai que si on me compare à un mec qui est au pastis à 9 heures du matin, visuellement ce n'est pas la même chose et pour autant l'alcool m'a sans doute fait autant souffrir et, même physiquement, m'a autant attaquée que cet homme-là", estime Claire Touzard. Enfin, elle considère que "boire est une norme qu'il faut déconstruire". Et de conclure : "C'est débile, mais moi par exemple ça me rassurait beaucoup de voir les femmes à l'écran qui buvaient toutes seules parce que je me disais : "Ah elles sont cool, elles boivent". Bah il faut la même chose, quoi, il faut des meufs subversives qui ne boivent pas et qu'on se dise : "Ah bah tiens, en fait on peut être subversif sans picoler, quoi.""