VIDEO. Être une femme célibataire à la moitié de sa vie, une phase "extrêmement difficile" selon Chloé Delaume

Dans son livre "Le cœur synthétique", Chloé Delaume raconte l'histoire d'Adélaïde, 46 ans, qui vient de divorcer de son fait, qui se retrouve alors sur le marché de l'amour. "Elle n'a pas du tout anticipé la catastrophe que c'est, passé 45 ans, de se retrouver en quête d'hommes", raconte l'autrice. La violence du marché de l'amour Selon Chloé Delaume, "la différence entre les hommes et les femmes par rapport à la violence du marché de l'amour à cet âge-là, c'est que le regard des hommes est moteur." En effet, les hommes sont souvent une grille de lecture pour les femmes et une condition pour se sentir être bien, une grille dont il est "extrêment difficime de s'affranchir" pour reprendre les mots de Chloé Delaume. "Les hommes ne sont pas soumis au même diktat. Les hommes sont plus libres. Ils choisissent généralement des compagnes plus jeunes aussi, quand ils se remarient ou qu'ils vivent une deuxième relation longue", estime l'autrice. "On se sent obsolète comme un produit périmé" "Je pense que tout ce qui est de l'ordre des applications de rencontre, de la monstration de soi, Instagram en fait partie aussi, arrivé à un certain âge, c'est d'une dureté folle parce que les applications de rencontre, c'est quand même des catalogues", estime Chloé Delaume. En effet, elle soulève la difficulté à renvoyer une image "bankable" lorsqu'on atteint un certain âge. "On se sent obsolète comme un produit périmé, en fait", lance-t-elle. L'autrice conseille de "gérer le temps flottant". Enfin, elle estime que si on est faite pour rester seule, il faut l'être de façon "épanouie". "Et si quelqu'un doit arriver, ce quelqu'un arrivera, mais il ne faut pas tomber dans l'attente de la fonction, de dire qu'on doit rencontrer quelqu'un parce qu'on est incomplète seule", ajoute Chloé Delaume.