VIDEO. Etats-Unis : la transition chaotique entre Donald Trump et Joe Biden rend le pays "vulnérable"

"Nous ne concéderons jamais la défaite." Donald Trump a martelé, mercredi 6 janvier, devant ses partisans rassemblés à Washington, qu'il ne reconnaîtrait pas la victoire du démocrate Joe Biden à l'élection présidentielle. C'était avant le chaos causé par ses partisans à l'intérieur du Capitole. S'il a changé, depuis ces événements, sa position sur sa transition entre son administration et celle de Joe Biden, le processus reste chaotique. >> Etats-Unis : les réactions après les violences au Capitole en direct Interrogé par franceinfo, avant les violences au Capitole, Terry Sullivan jugeait déjà la situation "inédite". Pour le directeur du White House Transition Project, groupe d'experts indépendants sur les transitions présidentielles aux Etats-Unis, tout avait bien commencé : la transition avait débuté, comme c'est l'usage, en janvier de l'année électorale. Dès le mois d'avril, des fonctionnaires partageaient des informations aux équipes de campagne et "tout au long de l'été, les choses se passaient normalement", se remémore le directeur du White House Transition Project."Tout se passait bien jusqu'à l'implication du président. Une fois qu'il a perdu, le processus a été mis à l'arrêt." Terry Sullivan, directeur du White House Transition Project à franceinfoUne transition au point mort, c'est un vrai risque pour les Etats-Unis. "Le plus grand souci est soit une attaque terroriste nationale, soit une attaque terroriste internationale. Nous avons déjà connu ce genre d'incidents lors de transitions, en particulier avec le président Clinton qui, pour diverses raisons, n'a pas bien géré la transition, ce qui nous rend toujours vulnérables", affirme Terry Sullivan. Les images des partisans de Trump envahissant le Capitole sont là pour le rappeler. L'expert du White House Transition Project estime que "la transition en matière de sécurité nationale se passe très mal". Donald Trump "a écarté les hauts dirigeants, les responsables civils du département de la Défense et les a remplacés par ce qu'on ne peut appeler que des copains, des gens qui n'ont aucune expérience de la sécurité nationale, qui n'ont que très peu d'expérience de la vie publique, et ces acteurs ont été très réticents à fournir des informations", ajoute-t-il. Après les événements du Capitole, le président sortant a changé de ligne de conduite et a promis une "transition ordonnée".