VIDEO. Duel : la plateforme antidiscriminations.fr est-elle vraiment utile ?

"C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé. Le seul moyen de bouger, c'est de faire ce qu'on a su faire sur d'autres violences : mettre en place une plateforme commune pour que les gens puissent dénoncer de manière très simple, unique et nationale", déclarait Emmanuel Macron lors de son intervention chez Brut. Depuis le vendredi 12 février, il est désormais possible de déclarer, via cette plateforme de médiation, si on a été victime de discrimination. Pour la Défenseur des droits Claire Hédon, cette plateforme "est juste indispensable pour lutter contre les discriminations", là où Mohamed Mechmache, président du collectif Aclefeu y voit une démarche louable mais "insuffisante". Plus de sensibilisation et d'information ? Mohamed Mechmache rappelle que le collectif Aclefeu avait déjà fait des propositions pour lutter contre les discriminations lors des cahier de doléances. Parmi ces propositions : le lancement d'une campagne publicitaire dans le but de diffuser des spots sur les chaînes de télévision "pour tout simplement réveiller des consciences". Concernant les contrôles d'identité, il y aura, parmi les missions, le contrôle externe dans la déontologie des forces de sécurité. "Donc nous avons des juristes spécialisés aussi sur ces questions des violences commises par la police et un des sujets absolument central, c'est la question des contrôles d'identité qui peuvent être parfois discriminatoires", développe la Défenseur des droits quand Mohamed Mechmache, lui, attend des résultats. "Il faut effectivement qu'il y ait tout simplement des victoires", assure-t-il, lequel espère que les personnes recrutées auront "des profils et des parcours bien différents qui connaissent un peu le sujet."