VIDEO. Des coquilles Saint-Jacques pêchées à la main de façon écologique dans le respect de la ressource et du milieu

Tomy est l’un des deux associés à la tête depuis quelques années d’une petite entreprise qui pratique notamment la pêche à la main des coquilles Saint-Jacques, en plongée avec des bouteilles sur le dos. Ce jour-là, après avoir enfilé une combinaison étanche lestée, le plongeur-pêcheur se réjouit du soleil et du temps clair qui va lui permettre de bien voir le fond de la mer. Embarquement immédiat à bord d’un canot pneumatique pour une journée de travail sur l’estuaire de la Rance, dans le département d’Ille-et-Vilaine. Le pêcheur écolo plonge dans les eaux froides pour cueillir délicatement ces trésors de la gastronomie tant consommés lors des fêtées de fin d’année. Il glisse une à une les coquilles recherchées dans un long sac en filet et poursuit sa pêche manuelle en prenant de multiples précautions pour ne pas perturber l’environnement sous-marin. Il remonte une première fournée : "Avec le confinement, il y a tellement peu de navigation qu’on ne risque pas grand-chose avec les bateaux qui sont le plus grand danger", explique-t-il au magazine "13h15 le samedi" (replay). "On n’impacte pas les autres espèces" "C’est compliqué de les trouver au fond car elles sont mêlées au décor", dit Tomy en nettoyant les coquilles une fois remonté à bord du petit bateau. La pêche a été bonne parce que chacun ici prend le plus grand soin de son lieu de travail avec ses espèces animales et végétales. Son associé Laurent s’en félicite : "Il y a de la ressource parce qu’elle est super bien gérée. Celle-là, elle fait plus de 11 centimètres [il la garde] ; celle-ci fait à peine 11 centimètres… elle retourne à l’au pour l’année prochaine ; ça, c’est une toute petite qui ne fait même pas 10,2 centimètres… Allez, hop, au revoir !" Tomy, débarrassé de ses bouteilles de plongée, continue de nettoyer le fruit de sa pêche responsable. Il souffre quand même un peu du froid après son séjour prolongé dans l’eau, mais la satisfaction l’emporte : "Ce qui est chouette, c’est qu’on n’impacte pas les autres espèces. On pêche des coquilles, des huîtres ou des ormeaux… mais on ne pêche que des coquilles, sans emmerder les autres espèces et sans abîmer le fond. Normalement, les coquilles sont pêchées avec des bateaux qui utilisent des dragues : un bâton en métal avec des dents plantées dans le fond et traînées. Ça retourne le fond." Laurent ajoute : "C’est zéro impact écologique. On ne touche pas à quoi que ce soit d’autre, à part les coquilles. Il y a un respect total de la nature et du milieu." > Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique "Magazines".