VIDEO. La chronique de Camille : ce que l'incendie de Notre-Dame a révélé

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Depuis l'incendie de Notre-Dame de Paris, des chercheurs ont investi les lieux pour mieux comprendre l'incident.

CJAMY. La chronique de Camille Gaubert est diffusée quotidiennement dans l'émission "C Jamy", présentée par Jamy Gourmaud du lundi au vendredi à 17h sur France 5.

L'incendie de la cathédrale de Notre-Dame à Paris, qui est survenu le 15 avril 2019, a offert malgré tout, des opportunités. En effet, l'édifice était jusque-là quasi inaccessible aux scientifiques par son statut de monument historique et touristique. Notre-Dame fourmille à présent de brillants chercheurs.

Des agrafes énormes entre les pierres

Certains sont de vrais enquêteurs, qui cherchent à cartographier l'incendie et ses températures, pour mieux comprendre ce qu'il s'est passé et aider le processus de restauration. Parmi eux, Maxime Lhéritier et Delphine Neff sont spécialistes du métal. Car au cœur de ce monument de pierre se cache un véritable squelette métallique, dont certaines parties ont émergé grâce à l'incendie. Les chercheurs ont notamment découvert la présence d'énormes agrafes entre les pierres. Et ce métal est précieux : son analyse permet aux scientifiques d'en déduire à quelles températures il a été exposé pendant l'incendie.

Comment font-ils exactement ? Premièrement, le métal s'abîme avec le temps. On appelle cela la corrosion. Concrètement, il se couvre d'une couche de rouille. Or, cette couche de rouille réagit à la chaleur : quand on la chauffe, elle se transforme. Pour connaître l'effet de la chaleur sur les agrafes de Notre-Dame, les chercheurs ont tout simplement chauffé des agrafes similaires récupérées à la cathédrale de Metz. Elles ont été soumises à des températures de 300 à 1.000 °C, pendant 1h ou 6 h. Ils ont ainsi obtenu une sorte d'échelle de comparaison pour étudier les agrafes de Notre-Dame de Paris.

Restaurer la cathédrale plus facilement

Deuxièmement, en plus de la couche de corrosion, la température abîme le fer lui-même. On appelle ça l'oxydation : les éléments qui composent les agrafes se remanient sur plusieurs couches sous l'effet de la chaleur. Leur nouvelle comp[...]

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