VIDEO. La chronique de Camille : les femmes, oubliées des essais cliniques

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Les femmes souffrent deux fois plus d'effets secondaires que les hommes. En cause, des médicaments commercialisés en fonction d'études cliniques faites majoritairement sur des hommes.

CJAMY. La chronique de Camille Gaubert est diffusée quotidiennement dans l'émission "CJamy", présentée par Jamy Gourmaud, du lundi au vendredi à 17h sur France 5.

Saviez-vous que les femmes ont longtemps été absentes des essais cliniques, qui servent pourtant de base à la commercialisation et au dosage des médicaments ? Résultat, beaucoup de médicaments sont donnés à trop hautes doses aux femmes, ou ont des effets inattendus en raison des différences physiologiques et hormonales.

Seulement 30% de femmes dans les études sur les maladies cardiovasculaires

Chers lecteurs, à votre avis, combien de femmes y avait-il dans les études qui ont permis au Valium, célèbre anxiolytique, d'arriver sur le marché américain ?

  1. 80% de femmes

  1. 50% de femmes

  1. 0% de femmes

Et la réponse est donc ZERO. Pas la queue d'une femme dans ces études !

Et ce n'est pas le seul exemple. Les 325 principales études sur les maladies cardiovasculaires comptent plus d'1 million de patients… Dont seulement 30% de femmes. Mais finalement, est-ce si important qu'il y ait plus d'hommes dans les essais cliniques ? L'aspirine ça marche pour tout le monde pareil, non ? Et bien non, car justement chez les hommes, elle diminue de 32% le risque d'infarctus, alors que chez les femmes... Surprise ! Ce sont les accidents vasculaires cérébraux (AVC) qui sont diminués de 17%.

Deux fois plus d'effets secondaires chez les femmes

Le problème, c'est qu'à force de ne tester les traitements que sur les hommes, les femmes souffrent presque deux fois plus souvent d'effets secondaires, notamment à cause des surdosages. Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas de la même manière chez les femmes que chez les hommes ? Eh bien il se trouve que les femmes ne sont pas des hommes glabres avec des tétons utiles. Il y a une différence génétique : dès le 6e jour de grossesse, 30 % des gènes s’expriment déjà différemment chez les futures femmes. Rien que le cycle menstruel peut modifier la façon dont le corps absorbe les médi[...]

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