VIDEO. Catastrophe de Deepwater Horizon : dix ans après, quelle est l'ampleur des dégâts

C'était il y a dix ans. Le 20 avril 2020, a eu lieu la catastrophe de Deepwater, l'une des plus grandes marées noires de l'histoire qui a recouvert le Golfe du Mexique. Ce jour-là, la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, louée par l'entreprise anglaise BP, a pris feu. Onze techniciens sont décédés dans l'incendie. Deux jours plus tard, les autorités ont compris que du pétrole fuyait à un rythme considérable. Il a ensuite fallu 87 jours pour empêcher la fuite. Au total, plus de 636 000 000 litres de pétrole se sont déversés dans la mer. Dix ans après la catastrophe, les scientifiques évaluent encore les conséquences humaines et environnementales de l'événement. Sur les 100 000 personnes employées pour nettoyer le mazout, des études ont montré une explosion des maladies hématologiques, pulmonaires et cardiaques. Autres victimes collatérales : les animaux En plus des milliers d'animaux retrouvés morts mazoutés, beaucoup d'espèces souffrent, encore aujourd'hui, de pathologies. C'est le cas des grands dauphins qui connaissent des taux élevés de maladies pulmonaires, des problèmes cardiaques ou encore des troubles de la réponse au stress. Aussi, davantage de cancers et de problèmes d'infertilité ont été observés chez plusieurs espèces d'oiseaux. S'ajoutent à cela, des poissons et des invertébrés morts par millions. Les scientifiques sont également inquiets de l'état de santé des coraux, qui étaient florissants dans le Golfe du Mexique avant la marée noire. Ils estiment que des décennies voire des centaines d'années seront nécessaires pour que ceux qui ont été abîmés puissent se rétablir.

Quelles mesures ? L'entreprise BP a dû verser plus de 65 milliards de dollars en frais judiciaires, de dédommagements et de nettoyage. Aussi, après la catastrophe, les entreprises pétrolières et le gouvernement américain ont pris des mesures pour améliorer la sûreté du forage en mer. Néanmoins, la décision d'annuler ces règlements, prise par l'administration Trump en mai 2019, fait craindre un nouveau "Deepwater Horizon".