VIDEO. Accord de Paris : en sortir ou non, qu'est-ce que ça change pour les États-Unis ?

Le 4 novembre 2020, l'administration Trump a officiellement quitté l'Accord de Paris sur le climat. Mais, comme convenu par le nouveau chef de l'État américain Joe Biden, son administration y retournera dès le début de son investiture. Mais alors, dedans, dehors… Qu'est ce que ça change ? En décembre 2015, lors de la COP21, plus de 190 pays approuvent l'Accord de Paris sur le climat. "L'Accord de Paris établit un cadre durable et nécessaire pour résoudre la crise climatique. Il met en place le mécanisme, l'architecture, qui nous permettra de nous y attaquer continuellement et efficacement", déclarait Barack Obama. Objectif principal : limiter le réchauffement mondial entre + 1,5°C et + 2°C par rapport à la période préindustrielle. Quels engagements ? Pour cela, chaque pays prend des engagements visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, en fonction de ses niveaux actuels et passés. Les États-Unis, 2e plus gros émetteur derrière la Chine, se sont engagés alors à réduire de 26 % à 28 % leurs émissions d'ici 2025 par rapport au niveau de 2005. Ils doivent aussi contribuer au versement de 100 milliards de dollars par an aux États les plus vulnérables face à la crise climatique. En septembre 2016, la Chine et les États-Unis ratifient ensemble l'Accord de Paris. Mais pour une partie des Américains, les États-Unis sont les grands perdants de cet accord, notamment par rapport à la Chine, qui ne s'est engagée à réduire ses émissions qu'à partir de 2030. En juin 2017, Donald Trump, nouvellement élu, annonce que les États-Unis vont se retirer de l'accord. Au fil de son mandat, son administration revient sur plusieurs législations visant à respecter les engagements pris. Les États-Unis ont aussi arrêté leur contribution financière envers les pays les plus vulnérables. En réaction, 13 États américains, représentant un tiers du PIB américain, forment une alliance pour maintenir les objectifs de l'Accord de Paris à leur échelle. Si tous les pays menaient une politique climatique similaire à celle actuellement menée par les États-Unis, le monde se dirigerait vers un réchauffement de + 4°C d'ici la fin du siècle.