VIDEO. À quoi correspond vraiment le nutri-score ?

Depuis 2017, on le voit sur certains produits alimentaires dans les rayons des supermarchés. Il a un code couleur allant du vert au rouge, et une notation de A à E. C'est le nutri-score. "Le nutri-score, c'est une très belle aide pour le consommateur, ça a de réels impacts sur les choix des produits, il ne faut pas se baser uniquement dessus pour faire ses courses, il faut aussi prendre en compte la liste des ingrédients, la qualité des ingrédients, le type d'ingrédients, l'origine, s'il y a des labels bio, labels rouges, par exemple", explique Xavier Lefebvre, ingénieur agroalimentaire chez 60 millions de consommateurs. Selon lui, le nutri-score est une aide mais ne peut pas être le seul et l'unique référent dans notre alimentation, ce dernier ne se basant que sur les valeurs du tableau nutritionnel et sur la quantité de fruits et de légumes. "Tous les autres ingrédients comme les additifs, par exemple, ne sont pas pris en compte", explique-t-il. Pas obligatoire Aujourd'hui, le nutri-score n'est pas obligatoire. Pourtant, selon Xavier Lefebvre, il a une "vraie utilité publique". "On voit aujourd'hui qu'il y a de vraies évolutions du point de vue de la qualité des ingrédients et que les consommateurs ont tendance à acheter plus de produits avec un nutri-score de bonne qualité", ajoute-t-il. La France n'est pas le seul pays à utiliser un score : en tout 7 pays européens ont opté pour cette grille de notation. En juillet 2020, 415 entreprises étaient engagées dans la démarche nutri-score en France, mais plusieurs géants de l'agroalimentaire, dont Coca-Cola, Kraft ou Lactalis, s'y opposent toujours fermement. Plus d'un Français sur deux déclare avoir changé au moins une habitude d'achat grâce au nutri-score.