Vidéos privées attribuées à Benjamin Griveaux : "On a besoin de proximité, mais on ne veut pas savoir ce qu'il y a sous les vêtements des politiques"

Benoît Zagdoun

Il a été emporté par un "torrent de boue". Après la diffusion de vidéos privées à caractère sexuel et de captures d'écran de conversations privées qui lui étaient attribués, Benjamin Griveaux, le candidat de La République en marche à la mairie de Paris, a annoncé, vendredi 14 février, qu'il se retirait de la campagne des élections municipales.

Christian Delporte, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-Saclay et spécialiste de l'image et de la communication politique, analyse pour franceinfo les répercussions du scandale auquel l'ancien porte-parole du gouvernement, proche d'Emmanuel Macron, doit faire face.

Franceinfo : Est-ce la première fois qu'un homme politique de premier plan est emporté en pleine campagne par ce genre d'affaire ?

Christian Delporte : C'est une première en France. C'est un événement. C'est politiquement très chargé : Paris est l'élection la plus importante des municipales et Benjamin Griveaux est un ancien membre du gouvernement. En revanche, ce qu'on appelle les "boules puantes" dans les campagnes électorales, ce n'est pas neuf. Des rumeurs sur la vie sexuelle de tel ou tel homme (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi