Vidéos de Griveaux : que risque-t-on à diffuser des images à caractère sexuel d'autrui?

LExpress.fr
Le fait de diffuser sur Internet des images à caractère pornographique d'une personne est un délit, sévèrement puni en France depuis 2016.

Coup de tonnerre dans la campagne des municipales. À un mois du scrutin, le candidat LREM à Paris Benjamin Griveaux a annoncé qu'il renonçait à se présenter, après la diffusion jeudi sur Internet d'images à caractère sexuel qui lui sont attribuées. 

LIRE AUSSI >> Retrait de Griveaux : la journée en enfer des macronistes parisiens 

Le fait de diffuser des images intimes sans l'accord des personnes concernées est connu sous le nom de "revenge porn", ou "pornodivulgation" : et la pratique est sévèrement punie par la loi depuis 2016. À ce propos, l'avocat de Benjamin Griveaux, Richard Malka, a déclaré dans un communiqué ce vendredi midi que des poursuites judiciaires allaient être engagées. 

  • Que risque celui qui a publié ces images ?

La publication des images à caractère sexuel de Benjamin Griveaux a été revendiquée par l'artiste russe Piotr Pavlenski. "Mon objectif est de dénoncer le puritanisme en politique et l'hypocrisie des responsables", a-t-il expliqué. 

Reste que, depuis 2016, l'adoption de la loi "pour une République numérique" est venue muscler la réponse pénale en cas d'atteinte volontaire à la vie privée, prévue aux articles 226-1 et 226-2 du Code pénal, en créant un nouvel article 226-2-1, renforçant les sanctions pénales dans les cas spécifiques de contenus à caractère sexuel. La peine encourue est de deux ans de prison et 60 000 euros d'amende. 

LIRE AUSSI >> Qui est Piotr Pavlenski, l'activiste russe qui a révélé les vidéos de Benjamin Griveaux? 

"Lorsque les délits prévus aux articles 226-1 et 226-2 portent sur des paroles ou des images présentant un caractère sexuel prises dans un lieu public ou privé, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 60 000 euros d'amende", indique ainsi le Code pénal. 

L'avocat de Benjamin Griveaux a déclaré au Parisien ce vendredi que cette affaire est "juridiquement très complexe" et qu'il était "en train d'étudier la question". Car au-delà de l'activiste russe Piotr Pavlenski, les images ont été relayées par plusieurs per...Lire la suite sur L'Express.fr

Affaire Griveaux : Juan Branco ne défend plus Pavlenski et le parquet n'y est pour rien

Municipales à Paris : Agnès Buzyn candidate LREM à la place de Benjamin Griveaux

L'activiste russe Pavlenski placé en garde à vue dans l'affaire Griveaux

Affaire Griveaux : que sait-on de la compagne de Piotr Pavlenski, destinataire des vidéos?