Vidéo L214 : un lanceur d'alerte témoigne à visage découvert, une première

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L'association L214 a alerté dans une nouvelle vidéo sur des mauvais traitements constatés dans un élevage de porcs de l'Yonne. Pour la première fois dans une telle vidéo, un ancien employé lanceur d'alerte témoigne à visage découvert.

L214, l'association de défense des animaux utilisés comme ressources alimentaires, a diffusé le 19 août 2021 de nouvelles images choc de maltraitance, cette fois dans un élevage de porcs de l'Yonne, et un témoignage inédit, à visage découvert, d'un ancien employé lanceur d'alerte.

Des truies blessées par des coups de tournevis

"Ils coupent les queues à vif et font les castrations à vif (...) Si un (porcelet) boîte, ils le prennent et le claquent par terre. Des fois, on le voit encore bouger dans le seau", témoigne Grégory Boutron, face caméra à visage découvert, une première pour un lanceur d'alerte dans une porcherie incriminée. Ancien employé pendant deux ans et deux mois de l'élevage SCEA des Tremblats II à Annay-sur-Serein (Yonne), Grégory Boutron a récemment démissionné de son poste après être tombé en dépression à la suite des maltraitances qu'il a pu constater. L'ancien employé, qui dit n'avoir "jamais vu un contrôle" en deux ans et deux mois passés dans cet élevage, indique avoir alerté le directeur sur le sujet mais, face à son inaction, il a porté plainte à la gendarmerie puis saisi L214. "Je voudrais que le responsable ne travaille plus dans ce domaine-là et que la boîte soit fermée car ça ne s'arrêtera jamais", déclare l'ancien employé.

Les images vidéos, prises avec son téléphone portable, montrent des truies tuméfiées par des coups de tournevis sur tout le corps, ou agonisant sur le sol en béton de l'élevage, ainsi que des jeunes truies dont les dents sont coupées à la tenaille. La porcherie est un élevage intensif de 1.800 truies, le triple de la moyenne française. Elle est gérée par le groupe Provent-SDPR qui exploite directement ou indirectement une centaine de porcheries, selon L214. Contactée, la direction de la société, basée en Savoie, n'a pas réagi aux accusations de L214.

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