Vidéo du 13 Novembre Le film noir du business

Libération.fr

Le patron du Casa Nostra, un des établissements mitraillés lors des attaques terroristes à Paris, sera jugé le 26 avril pour avoir vendu des images de ses caméras de surveillance à un tabloïd britannique. Un journaliste ayant tenté de les négocier auprès d’autres médias a secrètement filmé les échanges. «Libération» a pu accéder au dossier judiciaire.

La scène a lieu le 17 novembre 2015, peu après 21 h 30, dans la cave du Casa Nostra, une pizzeria de la rue de la Fontaine-au-Roi, dans le XIe arrondissement de Paris. La pièce aux murs de brique, voûtée mais bien éclairée, fait office de bureau. Il y a une télé, deux tables, l’écran de contrôle des caméras de surveillance du restaurant, le disque dur où sont stockées les images captées par les appareils.

Sept types sont dans la pièce. Il y a deux journalistes anglais - dont un chauve à lunettes - qui bossent pour un tabloïd, le Daily Mail, et leur traducteur. Il y a aussi un journaliste français, Djaffer Ait Aoudia. Il a une caméra cachée sur lui et enregistre tout. Personne n’est au courant. Le patron de la pizzeria est là aussi. Lui, c’est Yann Abdelhamid Mohamadi, il se fait appeler «Dimitri». Il a mis sa chemise blanche et sa montre plaquée or. Il y a encore une connaissance à lui, un «cousin» qu’il surnomme «Sami» alors qu’il s’appelle en fait Rabie Safer. Les deux gars se connaissent du bled. Un autre homme est présent. Il s’est posé avec son ordinateur portable sur la table à côté de l’écran de contrôle. Il s’appelle Hilaci-Laci Hamida Attia, il est hackeur.

Safer l’a fait venir. Il est là pour cracker le mot de passe du disque dur et récupérer ce qu’il y a dedans : les images que les trois caméras de l’étage du dessus ont tournées quatre jours plus tôt, le soir des attaques terroristes du 13 Novembre. Pas pour les donner à la police, elle les a déjà : deux flics en civil sont passés l’avant-veille avec un technicien pour les récupérer. C’est ce dernier qui a changé le code du disque dur, pour éviter que le film (...)

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