"La victoire et le maillot de Ronaldo": les deux objectifs de Kvaratskhelia avant Portugal-Géorgie

A la veille du match entre la Géorgie et le Portugal, ce mercredi lors de la dernière journée de la phase de poules de l’Euro 2024 (21h), Khvicha Kvaratskhelia s’est présenté avec le sourire devant la presse. "J'espère que nous allons gagner et que Cristiano Ronaldo me donnera son maillot", a lâché la star de Naples, avec un regard amusé.

La Géorgie, présente pour la première fois à l'Euro, est dernière du groupe F après une défaite contre la Turquie (3-1) et un nul contre la République tchèque (1-1). Mais une victoire contre le Portugal la qualifierait pour les huitièmes de finale. Avant ce choc a priori déséquilibré, le crack géorgien n'est "pas anxieux parce que ça a toujours été un rêve de jouer contre Cristiano Ronaldo".

"J'espère que nous allons gagner et que Ronaldo me donnera son maillot", a plaisanté Kvaratskhelia.

"Ce sera un match difficile mais, psychologiquement et du point de vue de la motivation, nous sommes plus motivés que le Portugal puisqu'ils sont déjà qualifiés", a estimé le dribbleur de 23 ans. "Beaucoup de gens pensaient que nous ne nous qualifierions pas pour l'Euro et nous sommes ici. Tout est possible. Et même si vous avez 1% de chance, il faut l'utiliser. Nous allons essayer d'écrire une page de plus dans notre histoire". La Géorgie a montré jusqu'ici qu'elle n'était "pas venue en touriste" à l'Euro, a-t-il appuyé, tout en se montrant lucide sur son niveau personnel: "Je n'ai pas encore montré le meilleur de moi-même et j'espère le faire contre le Portugal".

Son sélectionneur, le Français Willy Sagnol, s'attend à un match "difficile" mais la mission n'est pas tout à fait impossible, selon lui. "S'il y a même une toute petite chance de se qualifier, vous pouvez être sûr que mes joueurs feront tout pour", a-t-il déclaré. L'ex-défenseur du Bayern Munich a lui aussi insisté sur les bonnes performances de son équipe jusque-là. "Être ici, c'est déjà une victoire", a-t-il affirmé. "Peut-être que nous ne gagnerons pas l'Euro, mais nous avons le niveau et méritons de participer".

L'ancien Bleu, adversaire de Ronaldo en demi-finale du Mondial 2006, s'est montré très offensif face aux critiques l'ayant visé avant et pendant le tournoi, notamment sur ses choix concernant Georges Mikautadze et Budu Zivzivadze au poste d'avant-centre. "Je suis insulté tous les jours par des idiots pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le football. Je ne peux plus l'accepter. Je suis entraîneur, rien d'autre. Qui joue ou qui ne joue pas, c'est ma décision", s'est-il défendu.

Article original publié sur RMC Sport