Une victoire pour les livreurs à domicile ? Trois questions sur les avancées concédées par Uber Eats à Saint-Etienne

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Un revenu minimum horaire a été mis en place pour les livreurs Uber Eats de Saint-Etienne, à la suite d'une grève très suivie dans la ville. Alors que les coursiers se targuaient d'une première conquête face à la plateforme, cette dernière indique à "Marianne" qu'il ne s'agit que de "mesures temporaires".

Tournant ou victoire éphémère ? Un collectif de livreurs de repas de Saint-Etienne a annoncé avoir conclu un accord avec Uber Eats sur une meilleure rémunération, qui s'applique depuis le 21 décembre. Ces concessions ont été obtenues après une grève très suivie dans la préfecture de la Loire, à la pointe de la contestation qui a émergé dans plusieurs villes françaises ces derniers mois. Mais alors que les coursiers stéphanois espéraient servir de modèle à de futurs bras de fer, leur triomphe risque de tourner court : Uber Eats précise en effet auprès de Marianne que ces mesures ne sont que temporaires, à l'inverse des livreurs qui évoquaient des avancées définitives.En quoi consiste l'accord ?"Nous avons obtenu une rémunération horaire minimum de 10 euros par heure pour les courses effectuées de 11 h 30 à 13 h 30, et de 12 euros entre 19h et 21h. À condition d'en avoir assuré au moins deux dans l'heure, et d'atteindre un taux d'acceptation des commandes proposées de 85%", indique Pierre, porte-parole du collectif des livreurs de Saint-Etienne. Si un livreur transporte quatre repas entre 19h et 21h, il touche ainsi au minimum 24 euros pour sa soirée de labeur. S'y...

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