Victimes de réseaux criminels, un nombre croissant d'Ivoiriennes arrivent en Italie

Michel Lachkar

Alors que le nombre de migrants en provenance de Côte d'Ivoire est en baisse ces dernières années, le pourcentage de femmes ivoiriennes arrivant en Europe augmente fortement. Il est passé de 8% en 2015 à 46% en 2019, constate dans un rapport l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Nous avons des raisons de croire que beaucoup de ces filles sont malheureusement victimes de traite à des fins d'exploitation par le travail et parfois même sexuelles", explique Laurence Hart, directrice du Bureau de coordination pour la Méditerranée de l'OIM.


"Nombreuses sont celles, recrutées dans leur pays pour travailler comme domestiques ou serveuses, qui deviennent victimes de servitude domestique une fois arrivées en Tunisie ou en Libye, où elles sont soumises à des abus, à la violence et à la privation de leur liberté, et forcées de subir des abus sexuels par leurs exploiteurs."

Exploitées en Tunisie, puis de nouveau en Italie

Une fois la Tunisie ou la Libye atteintes, ces femmes sont employées en tant que domestiques, où en plus d’être exposées à des conditions de travail et de logement dégradantes, à des horaires de travail prolongés et à des mauvais traitements fréquents, elles sont souvent obligées de subir des abus sexuels de la part de leurs exploiteurs.

A ce stade, l’Europe (...)

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