Victimes, niveau de radiation, évacuations... Ces zones d'ombre qui persistent après l'explosion nucléaire dans une base russe

Valentine Pasquesoone

"Des accidents arrivent, malheureusement. Ce sont des tragédies. Mais dans ce cas particulier, il est important de se souvenir des héros qui ont perdu leur vie dans cet accident." C'est avec ces mots, relayés par CNN (en anglais), que le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a réagi, mardi 13 août, à l'explosion survenue jeudi sur une base d'essais de missiles, dans le Grand Nord russe.

L'accident à caractère nucléaire, qui a eu lieu au large de la base militaire de Nionoksa, dans la région d’Arkhangelsk, a tué au moins cinq hommes, ingénieurs de l'agence nucléaire russe Rosatom. D'après cette dernière, ils travaillaient sur "de nouveaux armements", et fournissaient ingénierie et soutien technique pour "la source d'énergie isotopique" du moteur d'un missile. Mais les informations dévoilées au sujet de l'accident restent partielles, voire contredites au fil des jours. Franceinfo fait le point sur les mystères entourant encore cette explosion.

Les circonstances de l'explosion

Ce qui a d'abord été annoncé. Peu après l'accident, le ministère de la Défense russe a évoqué un simple "incendie", survenu lors de l'explosion d'un "moteur-fusée à ergols liquides [des substances fournissant de l'énergie]", en phase de test. Aucune mention du caractère nucléaire de l'explosion n'a été faite le 8 août, jour de l'accident.

Ce que l'on sait depuis. Au fil du week-end, soit deux jours après l'explosion, l'agence nucléaire (...)

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