Victime d'une usurpation d'identité, un Toulousain vit un calvaire depuis trois ans

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Victime d'une usurpation d'identité, un Toulousain de 49 ans est désormais fiché à la Banque de France
Victime d'une usurpation d'identité, un Toulousain de 49 ans est désormais fiché à la Banque de France

Suite au vol de sa carte d'identité en 2017, un Toulousain de 49 ans a été victime d'une usurpation d'identité. Désormais fiché à la banque de France, il vit un véritable calvaire depuis 3 ans.

En 2017, un père de famille toulousain sans histoire, salarié depuis plusieurs années, a vu sa vie basculer suite à au vol de sa carte d'identité, rapporte La Dépêche. "Je vis un enfer depuis 3 ans", assure Charlie, 49 ans. Tout a commencé lorsqu'il a reçu un courrier de la part d'une banque en ligne lui disant que sa demande de crédit avait été acceptée. "Je n'avais jamais ouvert de compte dans cette banque et évidemment pas demandé un prêt", se souvient-il.

L’arnaqueur s’achète des billets d’avion et disparaît des radars

En menant son enquête, Charlie s'est rendu compte que le voleur de sa carte d'identité - un arnaqueur professionnel - s'était présenté au centre des impôts muni du sésame pour demander un avis d'imposition. "À partir de là, il a eu mon IBAN et plusieurs données personnelles. Ça lui a ouvert des portes", déplore le quadragénaire.

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Le malfrat a alors impunément multiplié les demandes de prêts auprès des banques en se créant des fausses fiches de paie au nom de Charlie, copiant même le logo de son entreprise, et épluchant sa vie grâce aux réseaux sociaux. Les banques tombent elles aussi dans le panneau et prêtent de l'argent à l'arnaqueur, qui vide les comptes en s'achetant notamment des billets d'avion, avant de disparaître dans la nature.

Fiché à la banque de France

De son côté, Charlie se retrouve avec des dizaines de courriers de réclamations et de plaintes à son nom. Pour tenter de trouver une issue à ce calvaire, le Toulousain décide de porter plainte à 13 reprises. En vain. "L'enquête est toujours en cours, elle avance lentement", regrette l'arnaqué qui est désormais fiché à la banque de France. "Même si j'ai une attestation qui prouve que je suis victime d'une usurpation, les banques me tournent le dos. Je ne peux plus emprunter, ni acheter le moindre bien. J'espère que mon calvaire va bientôt se terminer".

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