"Une victime de plus": dans une lettre, la mère de Lucas appelle à "des actions concrètes"

Harcelé au collège, Lucas, 13 ans, s'est suicidé  - RMC
Harcelé au collège, Lucas, 13 ans, s'est suicidé - RMC

L'appel bouleversant d'une mère. Après le suicide samedi de Lucas, un adolescent de 13 ans victime de harcèlement scolaire, de "moqueries" et d'insultes liés à son orientation sexuelle au collège Louis-Armand de Golbey, dans les Vosges, une enquête pour harcèlement sur mineur de moins de 15 ans a été ouverte.

"Une victime de plus"

Ce jeudi sur BFMTV, Stéphanie, une amie proche de la famille, a tenu à lire une lettre écrite par la mère de Lucas dans laquelle elle réclame aux autorités d'avancer sur ces questions en vertu de la loi du 24 février 2022 qui réprime le harcèlement scolaire.

"Lucas, notre petit homme, est une victime de plus", commence-t-elle.

"Combien de marches blanches, combien d’enfants en souffrance et de familles cruellement touchées, de frères et sœurs amputés faudra-t-il encore pour que des actions concrètes soient enfin mises en place dans les lieux où chaque enfant a le droit à une scolarité sans harcèlement?", se questionne la mère de Lucas.

"Je ne vous lâcherai plus"

Pour l'heure, hormis cette touchante lettre, la mère de Lucas n'a pas souhaité directement s'exprimer en public. "Je vous en prie, laissez-moi pleurer dignement mon fils, laissez-moi du temps pour trouver les mots et la force nécessaire pour m’exprimer", justifie-t-elle.

"Je peux vous assurer que le jour où je serai prête, je ne vous lâcherai plus, je consacrerai ma vie à continuer le combat de Lucas", ajoute la mère.

L'enquête a été confiée au commissariat d'Épinal afin d'"établir la réalité des faits dénoncés et le lien de causalité avec le suicide", a ajouté le parquet.

Contactée par l'AFP, l'avocate de la famille, Me Catherine Faivre, a indiqué que celle-ci n'avait pas porté plainte "à ce stade". "Nous verrons dans un second temps. La famille souhaite enterrer son fils en paix", a ajouté le conseil.

Lucas et sa mère "avaient fait état de moqueries à la rentrée de septembre" et les faits avaient été "immédiatement pris au sérieux par les équipes du collège, qui ont fait preuve d'une grande vigilance au quotidien, tout en conservant le lien avec l'élève et sa famille", selon le rectorat.

Article original publié sur BFMTV.com