Victime collatérale de l'affaire Fillon, l'UDI tente de sauver son unité

Libération.fr
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, lors du congrès du parti à Versailles en mars 2016.

Après avoir retiré son soutien à Fillon, l'UDI réunit mardi soirs son bureau exécutif pour chercher une voie de conciliation.

Eparpillés façon puzzle, les centristes de l’UDI sont les grandes victimes collatérales de l'affaire Fillon. Une partie d’entre eux, drapée de vertu, proclame que jamais elle ne soutiendra le candidat LR à la présidentielle, passible dans les prochains jours d’une possible mise en examen. L’autre se penche sérieusement sur Emmanuel Macron, candidature de renouveau et surtout porteur de promesses de victoire et donc de sièges aux prochaines législatives. Et les derniers héritiers des démocrates chrétiens à l’origine de cette famille politique ne savent plus à quel saint se vouer… L’UDI est aujourd’hui en voie d’atomisation.

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40 circonscriptions offertes sur un plateau

Le parti piloté par Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy (93), réunit mardi soir son bureau exécutif pour tenter de décider d’une ligne commune et éviter l’implosion entre ses différentes composantes. Au micro de RTL, lundi matin, le président de l’UDI demande une nouvelle fois à LR de «se choisir un nouveau candidat». Depuis une semaine déjà, les centristes lui ont retiré leur soutien. Un choix qui leur coûterait 40 circonscriptions offertes sur un plateau en plus de leurs trente petits sièges déjà occupés au Palais-Bourbon. Seulement voila, lundi soir le comité politique de LR «réaffirme son soutien à l’unanimité à la candidature de Fillon». «Nous sommes en train d’écrire l’histoire de la défaite d’une élection non perdable», persiste et signe Jean-Christophe Lagarde.

De son côté, Hervé Morin, à la tête de la deuxième composante de l’UDI, clame haut et fort un soutien sans faille à l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Un discours repris en chœur par ses voltigeurs. «A partir du moment où le comité politique de LR a réaffirmé son soutien à François Fillon, la messe est (...)

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