Pourquoi l'alerte enlèvement pour retrouver le petit Vicente a été levée

L'alerte enlèvement est un outil qui a fait ses preuves à maintes reprises, mais n'est pas non plus une arme imparable pour retrouver les ravisseurs d'enfants. Dans une écrasante majorité de cas, un heureux dénouement intervient dans les quelques heures qui suivent le déclenchement du dispositif. Mais pas toujours. 

Le petit Vicente et son père Jason Lopez, son ravisseur, n'ont toujours pas été retrouvés ce jeudi soir. Pourtant, l'alerte enlèvement a été levée par le parquet. Inspiré de l'alerte "AMBER" en vigueur aux Etats-Unis et au Canada et importé en 2006 en France, ce dispositif est généralement très efficace. Déclenché 19 fois depuis sa création, l'alerte enlèvement a permis dans presque tous les cas de retrouver les enfants enlevés dans les quelques heures, voire les quelques minutes qui avaient suivi sa mise en œuvre. Il est très rare que cette mobilisation de grande ampleur des services de la police, mais aussi des médias et désormais des réseaux sociaux soit levée avant que le ravisseur n'ait été interpellé.

Le ministère de la Justice contacté par BFMTV.com rappelle toutefois qu'en 2009, un enfant n'avait été retrouvé que trois semaines après son enlèvement, soit bien après que l'alerte avait été levée. Il s'agit de la petite Elise, une fillette franco-russe âgée à l'époque de trois ans et demi. Sa mère avait été interpellée en Hongrie, alors qu'elle tentait de passer la frontière ukrainienne.

Une alerte "exceptionnelle" levée "en opportunité"

Si le cas d'Elise constitue un précédent, il n'explique pas que cette alerte ait été également levée avant que le petit Vicente ne soit récupéré. Les cas sont totalement différents. "Les enquêteurs jugent de...

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