Le vibrant plaidoyer de Robert Badinter pour l'abolition "universelle" de la peine de mort

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L'ancien garde des Sceaux Robert Badinter a fait mercredi un vibrant plaidoyer pour une abolition "universelle". 

Quarante ans après son discours historique pour la fin de la peine capitale en France, l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter a fait mercredi un vibrant plaidoyer pour une abolition "universelle". "Je suis certain que le mouvement vers l'abolition se poursuivra, tôt où tard elle triomphera", a lancé M. Badinter lors d'un colloque organisé à l'Assemblée nationale pour le 40e anniversaire de la fin de la peine capitale.

Dans un discours de près d'une demi-heure, debout et sans lire ses notes, l'ancien ministre, âgé de 93 ans, s'est exprimé devant un parterre de députés, officiels et représentants de la société civile qui l'ont longuement applaudi. Il a tenu à saluer la mémoire du président socialiste de l'époque, François Mitterrand, élu sur un programme prévoyant cette abolition, et son successeur de droite Jacques Chirac, qui la fit inscrire dans la Constitution.

Mais M. Badinter est peu revenu sur son discours du 17 septembre 1981 au Palais Bourbon, devant un hémicycle qui vota le lendemain l'abolition par 363 voix contre 117, préférant s'inscrire dans "un combat qui n'est pas terminé". Soulignant que sur les 198 Etats des Nations unies, les trois quarts avaient aboli la peine de mort en droit ou en fait, il a estimé que "les progrès de cette cause ont été au-delà de nos espérances".

Des Etats "très puissants ou fanatisés" continuent de pratiquer la peine de mort

Toutefois, des Etats "très puissants ou fanatisés" continuent de la pratiquer, a-t-il souligné, citant la Chine, l'Iran, l'Egypte ou encore l'Arabie saoudite. Aux Etats-Unis aussi des exécutions ont toujours lieu, mais "la marche vers l'abolition est continue". En Europe, seul le Bélarus ne l'a pas encore supprimée, ce qui montre "le lien indissoluble(...)


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