Viande et plats préparés : les cercles vicieux de la précarité alimentaire

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Comment mange-t-on sans argent en France ? Mal, répond Frédéric Denhez, journaliste spécialiste de l'environnement. Invité de Laurent Mariotte, samedi dans La Table des bons vivants, l'auteur de l'enquête Ensemble pour mieux se nourrir, réalisée avec Alexis Jenni et publiée chez Actes Sud, a dressé le portrait d'un pays où la précarité alimentaire pousse une part de la population à mettre sa santé en péril. 

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"En France, il y a aujourd'hui dix millions de personnes qui, à un moment ou à un autre, se privent de manger au moins une journée dans le mois", pose le journaliste. "Sur ces dix millions, il y en a entre trois et quatre pour qui ce n'est pas une journée, c'est une semaine, voire quinze jours, et à la fin du mois, ils ont moins d'un euro par jour et par personne pour manger."

Or, ce budget devrait atteindre "cinq euros" pour consommer "des produits de qualité, bruts, à cuisiner", selon Frédéric Denhez, qui insiste : "ça coûte cher de bien manger en France." À défaut, beaucoup des personnes interrogées par le journaliste se rabattent sur des plats préparés, pourtant plus onéreux que les boîtes de conserves, qui peuvent contenir des produits plus sains....


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