«Qui veut mourir pour des chiffres ?», l'émotion d'une collègue de l'agent du fisc tué

© DAMIEN MEYER / AFP

La plaie peine à se refermer dans l'entourage de Ludovic Montuelle, cet agent du fisc tué de plusieurs coups de couteau lundi dans le Pas-de-Calais au cours d'un contrôle. Au micro d'Europe 1, l'une de ses collègues qui a requis l'anonymat, a fait part de sa tristesse et évoque une "violence" qui "monte dans notre société".

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En préambule, elle confie que des craintes peuvent exister dans ce quotidien de contrôleur des finances publiques. "On sait qu'on fait un métier difficile et particulier", concède-t-elle en sanglots. Avant d'appeler l'Etat et l'administration à en "prendre conscience" et à "changer la loi" pour assurer une meilleure protection à ces agents. "On ne peut pas envoyer comme ça les agents des finances publiques chez les gens et les condamner", plaide-t-elle tout en regrettant "la violence" qui "monte dans notre société". "Aujourd'hui, c'est lui (Ludovic Montuelle) à Arras, demain ce sera n'importe qui de chez nous", craint-elle.

"On a l'impression de passer pour des méchants"

La contrôleuse insiste ensuite sur la perception du métier qui peut se répandre au sein de la population. "On a l'impression de passer pour des méchants alors qu'on fait juste notre travail. On fait juste de l'administratif, qui veut mourir pour des chiffres ? Qui veut mourir pour l'équité fiscale ?", questionne-t-elle.

Un drame d'autant plus incompréhensible au regard de l'éthique de trava...


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