Les Verts et les communistes ne participeront pas non plus au Conseil national de la refondation

Le député Nupes-EELV Julien Bayou, le 22 juin 2022 au palais de l'Elysée à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le député Nupes-EELV Julien Bayou, le 22 juin 2022 au palais de l'Elysée à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Eux aussi ont dit non. À quelques jours de son lancement officiel, prévue le jeudi 8 septembre, le Conseil national de la refondation continue d'être boudé. Selon les informations de BFMTV, le PCF et EELV ne participeront pas au "CNR", annoncé par l'exécutif durant la campagne des législatives pour "partager les diagnostics à l'échelle de la Nation sur des grands enjeux" en associant de nombreux acteurs.

Après le refus des Insoumis, deux autres partis de la Nupes claquent déjà la porte avant même le lancement de ce "chantier de l'école, de la santé, nos grands services publics", pour reprendre les mots d'Emmanuel Macron.

Comme LR et le RN avant eux, ils déplorent une initiative floue. "On a demandé le programme du jour du CNR et pas de réponse", regrette à cet égard Julien Bayou, secrétaire nationale d'EELV.

"Une opération qui vise à contourner le Parlement"

Si le CNR a pour objectif de faire participer "les responsables des partis politiques, les responsables des groupes parlementaires, des représentants d'associations d'élus des territoires, des représentants des corps intermédiaires, les syndicats en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental", les partis d'opposition craignent un exercice non-démocratique.

"Nous ne voulons pas cautionner une opération qui vise à contourner le Parlement", abonde dans ce sens Ian Brossat, porte-parole du PCF.

"On n'a malheureusement pas de raisons de penser qu'il va s'agir d'autre chose qu'une énième grande messe avec le président en mode 'one-man-show', bras de chemise et blabla", complète Julien Bayou.

Vague de refus

Du côté de la Nupes, la réponse du PS est attendue dans la semaine. Mais sur ce sujet, les oppositions à la majorité présidentielle font front commun. "Je pense que cette instance ne peut parvenir à une rénovation de la démocratie à laquelle vous aspirez", a écrit Gérard Larcher, le président du Sénat, dans un courrier adressé au président de la République.

Il n'est pas le seul, à droite, à voir d'un mauvais œil cette initiative d'Emmanuel Macron. Il y a quelques semaines, le patron des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, avait qualifié le CNR d'un de ces "bidules macroniens pour contourner et affaiblir le Parlement".

"Nous ne participerons pas au Conseil national de la refondation, la dernière lubie d'Emmanuel Macron", avait de son côté lancé Marine Le Pen, président du groupe RN à l'Assemblée nationale.

Article original publié sur BFMTV.com