Les Verts autrichiens instaurent le «Klimaticket» pour voyager de manière illimitée dans le pays

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Une nouvelle tarification pour voyager de manière illimitée dans tout le pays va être mise en place à partir du 26 octobre. Les Verts souhaitent promouvoir l'usage des transports en commun et agir ainsi contre le réchauffement climatique.

De notre correspondante à Vienne,

Cette réforme est présentée comme une grande avancée écologique par les Verts, qui gouvernent le pays aux côtés des conservateurs. Le gros morceau de cette mesure est la mise en place d’une carte d’abonnement qui permettra d’emprunter librement les transports publics de l’ensemble du pays. Son coût est de 1095 euros, ce qui veut dire que pour 3 euros par jour, les Autrichiens auront accès aux bus, tramways, métros, trains publics et privés de toute l’Autriche. La carte d’abonnement est déjà en vente, elle sera effective à partir du 26 octobre prochain. Côté financement, l’État autrichien investira 150 millions d’euros à partir de l’année prochaine, un montant appelé à augmenter.

Encourager les Autrichiens à utiliser les transports en commun

La ministre de l’Environnement, l’écologiste Leonore Gewessler, estime que cette réforme permettra à au moins 100 000 personnes de voyager moins cher. Partis d’opposition et associations ont, dans l’ensemble, salué le principe de cette réforme, mais certains estiment qu’elle doit s’accompagner d’autres mesures, notamment l’extension du réseau de transports publics existant, là où il y a aujourd’hui des lacunes. Toute la question est de savoir si la réforme va réellement convaincre les automobilistes d’utiliser davantage les transports publics ou si seuls ceux qui les utilisent déjà prendront cet abonnement.

Les Verts ont beaucoup communiqué sur cette mesure, souhaitant montrer que lorsque des écologistes sont au gouvernement, ils peuvent agir concrètement contre le réchauffement climatique. Un message d’autant plus important que la coalition qu’ils forment avec les conservateurs est aujourd’hui remise en cause.

Les Verts dans une position délicate

Ce mercredi 7 octobre en effet, le parquet a annoncé qu’une enquête pour diverses infractions de corruption visait dix personnes, dont le chancelier conservateur Sebastian Kurz. De l’argent public aurait été utilisé pour lui assurer une couverture médiatique favorable.

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Pour les Verts, qui se sont toujours présentés comme un parti anticorruption, rester au gouvernement devient de moins en moins tenable. Ils vont aujourd’hui s’entretenir avec les autres partis politiques représentés au Parlement et devraient, ensuite, décider s’ils souhaitent ou non continuer à gouverner avec Sebastian Kurz. L’opposition prévoit, si le chancelier ne démissionne pas, de déposer une motion de censure mardi prochain. Celle-ci ne pourra toutefois être adoptée que si une partie, au moins, des députés verts la votent également. Tous les regards sont donc désormais tournés vers eux.

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