Vert, blanc, bleu : faire face aux vagues de chaleur en modifiant l'urbanisme

© ANTOINE MERLET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Pour faire face à des vagues de chaleur plus intenses, plus longues et plus fréquentes, les villes doivent modifier en profondeur leur urbanisme... notamment en mettant en avant de nouvelles couleurs.

Gris : l'ennemi

Les matériaux foncés, gris et noirs, sont les premiers à bannir car ils retiennent la chaleur. Et c'est surtout sur les routes qu'on les retrouve. "On a beaucoup construit nos villes pour la voiture. Aujourd'hui, on utilise beaucoup d'asphalte et de bitume, qui captent la chaleur et qui agissent comme des radiateurs urbains", détaille Christine Leconte, présidente du Conseil national de l'ordre des architectes.

Entre le centre et l'extérieur des villes, dit-elle, la différence de température peut aller jusqu'à 6 degrés le jour et 12 degrés la nuit. "Parce que ces matériaux noirs irradient très longtemps".

Réduire la place de la voiture permet en outre de faire des rues plus étroites et plus à l'abri du soleil. Certains grands parkings, entièrement artificialisés et donc très chauds, sont par exemple dans le viseur de municipalités. "Le parking du Zénith, on pourrait très bien en débitumer une bonne partie et en faire un parking arboré, perméable à l'eau", projette François Chollet, élu dans la majorité de Jean-Luc Moudenc (LR) à Toulouse.

Blanc : plus clair, plus frais

C'est aussi le travail fait dans des cours d'écoles dites "oasis", comme à Paris, où le bitume laisse place à de la pleine terre, ou à défaut, à des revêtements plus clairs. "Il faut travailler sur d...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles