"Une version lumineuse de la santé" : comment le dépistage néonatal change le destin des enfants

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Pour les 50 ans du dépistage néonatal, Europe 1 s'est entretenue avec le professeur Michel Polack, chef du service endocrinologie de l’hôpital Necker à Paris. Il met en avant cette "version lumineuse de la santé" qui permet d'"éviter les conséquences délétères de maladies" chez nombre de jeunes patients.

Le dépistage néonatal a 50 ans. Gratuit et systématique pour tous les nouveau-nés, il a débuté en 1972 avec une maladie, la phénylcétonurie, puis s’est enrichi de six autres pathologies dont celle de la surdité permanente néonatale. En 2023, la liste s’allonge encore : sept maladies rares en plus sont dépistées grâce au test de Guthrie. Cependant, seul un tiers des nouveau-nés dans le monde peuvent bénéficier du dépistage néonatal.

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En France, celui-ci a bénéficié à ce jour à plus de 37 millions d’enfants. Il s'agit de petites gouttes de sang déposées sur un buvard à J+3 qui peuvent littéralement changer le destin d’un enfant. Europe 1 fait le point avec le professeur Michel Polack, chef du service endocrinologie de l’hôpital Necker à Paris.

"1 100 nouveau-nés" traités chaque année

Ce médecin a traité plusieurs nourrissons atteints d’hypothyroïdie congénitale, une insuffisance en hormones thyroïdiennes indispensables au développement neuropsychologique de l’enfant. Il explique qu'aujourd'hui, ses patients précoces sont en pleine forme. "Le dépistage néonatal, c'est vraiment une version lumineuse de la santé", affirme-t-il d'abord au micro d'Europe 1. "Souvent, quand on parle santé, il y a de la maladie, de la tristesse, des difficultés thérapeutiques… Ici, on est dans un succès", poursuit le professeur Polack.

Qui continue : "On sauve, on aide à mieux vivre, on év(...)

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