Des vers pour détecter les premiers signes d'un cancer du pancréas ?

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Les vers sont parvenus à identifier les 22 échantillons d'urine de patients atteints de cancer du pancréas (Getty Images/iStockphoto).

Des chercheurs ont constaté que des vers étaient capables de détecter la présence d'un cancer du pancréas dans l'urine des patients.

Il n’est pas toujours simple pour les professionnels de santé de dépister le cancer. Au Japon, les chercheurs ont découvert un nouveau moyen de diagnostiquer un cancer du pancréas. Pour cela, ils ont eu recours à des alliés plutôt inattendus… des vers. Le cancer du pancréas passe souvent inaperçu pendant une longue période. Il est souvent repéré à un moment où il ne devient plus opérable.

Une société de biotechnologie japonaise a mis au point un test de dépistage pour détecter les signes du cancer du pancréas dans l’urine des patients grâce à l'intervention de vers. Pour mettre au point cette nouvelle technique, les chercheurs ont utilisé l’odeur spécifique des fluides corporels des patients atteints par un cancer. La société a également génétiquement modifié un type de ver - d'environ un millimètre de long, doté d'un odorat aigu - pour réagir à l'urine des personnes atteintes d'un cancer du pancréas.

"Une avancée majeure"

"C'est une avancée technologique majeure", a déclaré à l'Agence France Presse (AFP) le PDG Takaaki Hirotsu, un ancien universitaire qui a étudié les petits vers appelés des nématodes. Lors d’une conférence de presse, il a précisé que ce test n’était pas destiné à diagnostiquer le cancer du pancréas mais pourrait renforcer le dépistage de routine de cette maladie. "Et si les vers sonnaient l'alarme, le patient serait alors référé à un médecin pour des tests supplémentaires", a précisé le PDG. Il espère que cela pourrait aider à augmenter les taux de détection du cancer au Japon. Ces conclusions ont été publiées dans la revue Oncotarger.

D’après les résultats de cette étude, les vers sont parvenus à identifier les 22 échantillons d'urine de patients atteints de cancer du pancréas - y compris les personnes aux premiers stades de la maladie. Pour Daniel Kolarich, professeur agrégé à l'Australian Center for Cancer Glycomics, la nature "non conventionnelle" de la méthode pourrait être "l'une des raisons pour lesquelles cela n'a pas reçu plus d'attention" de la communauté scientifique. Avant de conclure : "Personnellement, je pense que nous devons poursuivre toutes les stratégies sensées pour développer et identifier des tests qui peuvent nous aider à identifier le cancer le plus tôt possible".

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