Verres : la coupe est pleine

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Verres à dégustation
Verres à dégustation

Puisque la mode est à la dénonciation de cette « dictature » que nous subissons chaque jour en France, pays des soins médicaux gratuits, de l?école itou et du droit de dire n?importe quoi sans aller au cachot, allons-y nous aussi de notre couplet vengeur. Nous voulons ici même dire son fait à la dictature du verre. Autrefois, le professionnel dans les caves dégustait avec son taste-vin en argent ou plus rarement en étain. Un outil très travaillé avec des stries d?un côté et des cupulettes de l?autre qui renvoient la lumière.

Pour le vendeur comme pour l?acheteur, la limpidité du vin, sa brillance figuraient alors un argument presque aussi déterminant que son goût. Les arômes, on n?en parlait peu. Puis dans les années 1970 apparut le fameux verre dit INAO, car adopté comme référant par l?Institut national des appellations d?origine. Un réel progrès coté détection des arômes, bien qu?il interdît aux personnes possédant un pif modèle Cyrano d?y glisser leur appendice. Après, ce fut la course. « Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. » Chacun, et pas seulement les verreries, voulut dessiner et réaliser son verre et? quelques bénéfices. La maison Riedel, depuis son fief autrichien, menait la meute. Qui fera plus fin ? Qui fera plus cher ? Qui inventera un godet spécial chardonnay de 10 ans récolté sur un coteau accusant une pente de 13 % exposée sud-est ? Du verre qui valait trois sous, on est pass [...] Lire la suite

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