Un verre d’alcool pour sauver vos plantes de la sécheresse ?

Close-up of a dried plant with a green sprout in a damaged pot on a ledge of a garden. Horizontal photo
RUBEN BONILLA GONZALO / Getty Images Close-up of a dried plant with a green sprout in a damaged pot on a ledge of a garden. Horizontal photo

RUBEN BONILLA GONZALO / Getty Images

Arroser ses plantes avec de l’éthanol permettrait de les sauver de la sécheresse.

SECHERESSE - Fini le stress avant les départs en vacances : une pinte de bière bien fraîche dans chaque pot de fleurs au moment de partir pourrait éviter bien des déconvenues. S’il cause bien des torts, l’alcool peut aussi avoir des vertus pour la nature. Une équipe de chercheurs a publié le 25 août une étude dans la revue Plant and Cell Physiology qui suggère que l’éthanol protège les plantes en temps de sécheresse. Même après deux semaines sans eau.

Mais comment cette idée saugrenue a-t-elle germé dans la tête des scientifiques ? Parce que les végétaux naturellement privés d’eau produisent eux-mêmes de l’éthanol, pour une raison encore inconnue. Ils ont alors cherché à confirmer l’hypothèse selon laquelle l’alcool protège les plantes des fortes chaleurs.

En laboratoire, ils ont fait pousser du blé et de riz en les arrosant quotidiennement. Les chercheurs ont alors ajouté de l’éthanol à la terre d’une partie des céréales pendant trois jours. Tous ont ensuite été privés d’eau pendant deux semaines. Bingo : les plants arrosés à l’alcool s’en sont mieux sortis : 75% ont survécu après avoir été réhydratés, contre moins de 5% pour le blé et le riz non traité à l’éthanol.

L’alcool moins cher que les OGM

Bon, très bien, plus besoin de confier nos plantes à notre voisin irresponsable. Mais cette découverte pourrait être beaucoup plus utile. Selon les chercheurs, il s’agit d’un moyen « utile et simple » d’augmenter la production alimentaire en cas de sécheresse ou de pénurie d’eau. Et ainsi réduire l’insécurité alimentaire, grandissante durant les périodes de canicule et avec la guerre en Ukraine.

« L’application externe d’éthanol aux plantes serait une méthode agricole moins coûteuse [que la modification génétique des plantes] pour améliorer la tolérance à la sécheresse de diverses plantes », selon Motoaki Seki, auteur principal de l’étude et interviewer par CNN, alors que lui et son équipe réaliseront bientôt des tests dans des champs en extérieur.

Ils ont aussi remarqué que les plantes traitées à l’éthanol, avant d’être réellement privées d’eau, se comportaient comme si elles subissaient une sécheresse en produisant des stomates, de minuscules ouvertures à la surface des feuilles, qui retiennent l’eau.

Mais cette méthode peut avoir un effet néfaste pour les plantes, car « une concentration élevée d’éthanol inhibe leur croissance. » De la bière, donc, mais avec modération. Comme toujours.

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