Veolia-Suez : la bataille des oligarques de l’eau

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Après six mois de bataille, le groupe Veolia, numéro 1 de l’eau et du traitement des déchets, a mis la main sur Suez, numéro 2, ce dimanche 11 avril. Mais qui boira la tasse?

D’ordinaire, on nous explique que la concurrence est un principe sacré avec lequel il est impossible de transiger. Ainsi, c’est au nom de ce dogme coulé dans le marbre des traités européens que l’on met en cause des services publics comme la SNCF ou que l’on prétend éclater EDF en divers morceaux. Mais quand il s’agit d’entreprises privées contrôlant un secteur aussi essentiel que celui de l’eau et des déchets, on laisse le numéro 1 absorber le numéro 2 en toute quiétude, sans s’inquiéter outre-mesure des conséquences de l’affaire pour les consommateurs, et encore moins pour les salariés. Les oligarques font la loi, leur loi, l’important étant que les actionnaires s’y retrouvent.C’est ce qui s’est passé avec Veolia et Suez, les deux groupes dominants du marché de la flotte. Au terme de sept mois de batailles, de surenchères, de manœuvres en tous genres, le premier nommé, qui est le plus gros, a bouffé le second, en lui laissant une poire pour la soif, et de grandes incertitudes pour l’avenir. Un mini SuezA en croire les voix officielles, tout est bien qui finit bien. Antoine Frérot, PDG de Veolia, a clamé haut et fort : " Un accord gagnant gagnant gagnant gagnant ". Le ministre Bruno Le Maire en a rajouté une goutte : " C’est un bon accord ! ". Bon pour qui ? Pour Veolia, nul n’en doute. Son...

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