Ventes d'armes à la Turquie : un gros manque à gagner pour la France ?

Après l’Allemagne et les Pays-Bas, la France suspend une partie de ses exportations d’armes vers la Turquie. La décision a été annoncée le 12 octobre au soir par les ministères français des Armées et des Affaires étrangères avec "effet immédiat" et a été prise en réaction à l’opération militaire lancée par la Turquie contre les Kurdes en Syrie. Les rebelles syriens, supplétifs de l’armée turque, ont en effet lancé une offensive contre une milice kurde, deux jours après que les États-Unis ont retiré des militaires américains déployés dans certains secteurs du Nord syrien.

Cette mesure doit permettre à Paris de mettre la pression sur Ankara avant le conseil des Affaires étrangères de l’UE qui doit se tenir ce lundi 14 octobre à Bruxelles. Mais suspendre les exportations d’armes vers la Turquie n’est pas sans conséquence pour les finances de la France. En effet, selon le rapport publié en 2019 par le ministère de la Défense et rendu public en juin, les industriels français ont reçu de la Turquie l’équivalent de 594,5 millions d’euros de commandes en dix ans, explique Le Parisien.

461,7 millions d’euros en dix ans

En 2018, Ankara a ainsi versé 45,1 millions d’euros pour des armes françaises, bien moins qu’en 2017 où les sommes atteignaient 198,2 millions d’euros ou qu’en 2010 où la Turquie avait dépensé 209,3 millions d’euros pour l’achat de matériel militaire en provenance de l’Hexagone. Concernant les livraisons concrètes d’armes vers la Turquie, c'est-à-dire celles qui quittent in fine le territoire et sans prendre en compte les services associés, on atteint les 461,7 millions d’euros en dix ans, dont 50,6 millions l’an dernier, détaille le quotidien.

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La France a également signé des "autorisations préalables" de vente avec la Turquie. Des licences validées par le Premier ministre après avis de la Commission interministérielle pour l’exportation des matériels de guerre (CIEEMG).

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