Vente de Rafale à l'Inde : ce que l'on sait des soupçons de corruption révélés par Mediapart

franceinfo avec AFP
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Mediapart dénonce "une affaire d'Etat". Le média en ligne accuse, dans plusieurs articles, le Parquet national financier (PNF) et l'Agence française anticorruption (AFA) d'avoir "enterré" des soupçons de corruption portant sur la vente de 36 avions de chasse Rafale à l'Inde, en 2016, "au nom de la raison d'Etat".

Franceinfo revient sur les différentes révélations de Mediapart autour de ce contrat, dont celles issues des "Rafales papers".

L'ONG Sherpa dénonce des soupçons de corruption dès 2018

Fin 2018, Sherpa demande au Parquet national financier (PNF) d'enquêter sur les soupçons entourant cette vente de 36 Rafale pour un montant de plus de 7 milliards d'euros. L'ONG anti-corruption dénonce en particulier le choix du partenaire indien, Reliance, entreprise d'un homme d'affaires proche du Premier ministre indien Narendra Modi.

Au moment de la vente, en septembre 2016, l'entreprise avait financé un film coproduit par Julie Gayet, compagne du président de l'époque, François Hollande. Ce dernier s'était défendu de tout conflit d'intérêts, affirmant que la France n'avait "pas eu le choix" du partenaire indien de Dassault.

Jean-Yves Le Drian, l'actuel ministre des Affaires étrangères français et ministre de la Défense sous François Hollande, avait expliqué plusieurs fois que Paris n'avait subi "aucune pression" de New Delhi. Le Monde a aussi révélé, mi-avril 2019, que la France avait annulé en 2015 un redressement fiscal visant Reliance au moment où se négociait cette vente.

Le (...)

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