«Le Venezuela poursuit sa surenchère autoritaire»

Libération.fr

Le Tribunal suprême de justice du Venezuela, formé de fidèles du régime chaviste, s’est octroyé mercredi les pouvoirs du Parlement, où siège depuis 2016 une majorité d’élus de l’opposition. Ce coup de force traduit une escalade dans la crise qui agite le pays. Le président Maduro, héritier de Hugo Chávez, concentre désormais les pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire et militaire. Le chercheur vénézuélien Eduardo Rios, docteur en science politique et membre de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes, analyse la nouvelle situation.

La triple crise (politique, économique, sociale) va-t-elle s’aggraver ?

C’est un pas de plus vers un renforcement autoritaire de Maduro, mais qui consolide un état de fait. Le gouvernement poursuit sa surenchère autoritaire en éliminant l’immunité parlementaire et en s’autorisant à légiférer par décret. C’est préoccupant pour l’état de la démocratie dans le pays, mais ça ne fait qu’entériner le chemin pris par le gouvernement.

Le Venezuela reste sourd aux appels à respecter la démocratie…

Je ne pense pas que toute pression internationale est condamnée. Les partenaires financiers peuvent stopper leurs aides ou refuser de prêter au Venezuela. Le PIB se contracte depuis 2013 et le pays a un besoin impérieux d’investisseurs étrangers. Il doit faire des concessions.

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