Venezuela : la “marche des casseroles vides” contre la précarité

PHOTO / CARLOS JASSO / REUTERS

“On ne nous enlèvera pas le droit de protester” : C’est l’une des consignes visibles sur les pancartes des manifestants qui ont participé mardi 2 août à la “marche des casseroles vides” dans les rues de Caracas, contre les dernières coupes budgétaires du gouvernement.

Menée par des retraités, mais aussi des professeurs, infirmiers et autres employés du secteur public, il s’agit la plus récente mobilisation contre les instructions officielles du Bureau national du budget (Onapre). Ces dernières réduisent les maigres revenus dont disposent les travailleurs du pays, plongé dans une crise économique sans fin. Cette dernière dure depuis 2015 et s’était gravement aggravée en 2017.

Des directives “criminelles” selon Luis Cano, Coordinateur du Front de défense des retraités, cité par le journal El Nacional, qui ont “réduit à néant des salaires, des pensions et des avantages de retraite”. Mais “nous n’abandonnerons pas la rue. Nous, camarades, actifs, retraités et pensionnés, allons continuer à descendre dans la rue pour réclamer ce qui nous revient de droit”.

Si les médias vénézuéliens qui ont couvert la marche ne donnent pas d’indicateurs sur le nombre de manifestants, la revue en ligne Efecto Cocuyo précise qu’il s’agit d’une tendance lourde, citant l’Observatoire vénézuélien des conflits sociaux (Ovcs) :

“Au cours du premier semestre de 2022, 3 892 manifestations ont eu lieu (dans le pays), dont 1 642 pour réclamer des salaires décents.”

Selon Luis Cano, les salaires mensuels perçus dans l’administration publique se sont dévalués à cause de l’inflation galopante, passant d’un équivalent de 30 dollars en mai à 18 dollars en juillet. D’autres médias estiment que les salaires publics devraient monter jusqu’à 80 dollars mensuels.

Des nombreuses primes pour les travailleurs et retraités ont également disparu d’un coup de plume, d’après les manifestants. Ils tiennent le gouvernement de Nicolás Maduro, issu de la révolution bolivarienne et au pouvoir depuis 1999, responsable de la débâcle.

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