VENEZUELA. Pour Maduro, un complot a causé le cancer de Chavez

Hugo Chavez

Le Venezuela n'a pas retenu son souffle bien longtemps. Une réunion au palais présidentiel de Miraflores à Caracas des plus hauts dirigeants politiques et militaires a fait craindre le temps de quelques minutes l'annonce de la mort du président Hugo Chavez au lendemain d'informations alarmantes sur l'état de santé du dirigeant, atteint d'un cancer. Au mieux, la décision d'organiser des élections anticipées. Il n'en est rien. Le vice-président, Nicolas Maduro dans une allocution télévisée, a exhorté la population a soutenir le président et accusé des "ennemis historiques" de complot contre le leader vénézuélien le comparant à Yasser Arafat.

"Nous n'avons aucun doute, arrivera un moment dans l'Histoire où nous pourrons créer une commission scientifique (qui révélera) que le commandant Chavez a été attaqué avec cette maladie (...). Les ennemis historiques de cette patrie ont cherché un point faible pour atteindre la santé de notre commandant".

Lundi soir, le ministre de la Communication Ernesto Villegas a lu un communiqué annonçant "une détérioration de la fonction respiratoire (du président) en relation avec son état d'immuno-dépression, propre à son état clinique".

"Actuellement, il présente une nouvelle et grave infection", a expliqué le ministre, sans évoquer de délai pour le retour du président aux affaires ni une éventuelle démission



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VENEZUELA. Pour Maduro, un complot a causé le cancer de Chavez
VENEZUELA. Chavez dans un état très critique