De vendre, mon Carrefour s’est arrêté

Libération.fr

En janvier, le groupe de grande distribution annonçait la fermeture de 273 de ses magasins de proximité et la suppression de 2 100 postes. Rencontre avec les employés et les clients d’une supérette parisienne qui ferme ses portes ce vendredi.

Ils ont à peine eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait depuis l’annonce par la direction, fin janvier, de son «plan de transformation». Un euphémisme pour dire qu’elle souhaitait se débarrasser de 273 magasins de proximité (Carrefour City, Market…) peu rentables et de leurs 2 100 employés. Six mois plus tard, une boutique a été cédée, l’enseigne a trouvé un repreneur pour 29 autres (195 salariés), et seuls 76 reclassements internes ont été validés (240 candidatures sont en train d’être étudiées). Bien loin de l’objectif du groupe qui prétend reclasser tous les salariés. D’ici à l’été, Carrefour s’est engagé à proposer à chacun trois «offres d’emploi localisées et personnalisées», dont deux en interne et une en externe. Ce vendredi, alors qu’ils vont définitivement fermer la grille de plusieurs sites, ils sont encore 1 829 employés sans solutions. Dont huit dans ce magasin parisien dans lequel Libération a suivi, pendant un mois, leurs dernières déambulations dans les rayons à moitié vides.

13 juin, 15 heures

Tout est au rabais. Les cotons-tiges, le vin d’Alsace, les biscuits et le café, soldés jusqu’à - 30 %. Entre les linéaires, pas un chat. «On peut rester quinze minutes sans que personne n’entre», explique Aristide (1), un des deux employés qui tournent en rond. Pourtant, «avant, quand c’était discount, ça bougeait ici», ajoute son collègue, Yacine, la quarantaine. Avant, c’était il y a quatre ans, quand le magasin, ex-ED, était encore sous pavillon Dia et que les prix étaient plus adaptés, selon eux, au quartier. Un client finit par passer la porte. On s’envoie du «Salut chef» en se tapant sur l’épaule. «Ça va manquer», lâche Aristide. Après vingt ans de boîte, et à sept ans de la quille, ce délégué syndical CGT, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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