Vendôme est-il une place, une ville ou une marque de luxe?

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La sous-préfecture du Loir-et-Cher vient de céder au groupe de luxe LVMH le droit d'utiliser son nom comme marque pour de futurs produits de joaillerie. La décision fait débat, notamment en raison du faible montant de la transaction. Le long du Loir, à deux pas de la salle de spectacle du Minotaure, surplombée par le clocher de la Trinité, la pente des Petits Jardins sert chaque année de toile à d'imposantes fresques végétales. Ces mosaïques florales racontent l'histoire de Vendôme à travers sa culture, son architecture et son patrimoine. Ce matin de juin 2018, les jardiniers s'affairent à une nouvelle composition. Le motif choisi n'est autre que le logo de la marque de luxe Louis Vuitton. Certainement une manière de souhaiter la bienvenue à celui qui vient de décider l'installation de ses ateliers de maroquinerie au quartier Rochambeau, à quelques mètres seulement de la pente des Petits Jardins. Il faut pourtant croire que le cadeau de bienvenue n'a pas été du goût de la maison, mais alors pas du tout! À peine quelques jours après l'apparition du monogramme au L et V enlacés, voilà que nos jardiniers s'emploient à retirer son logo, aussi vite disparu qu'il était apparu. Un coup de fil du géant du luxe aurait eu raison de la mosaïque florale et de ses bonnes intentions... L'hospitalité vendômoise, l'envie de lui réserver un accueil chaleureux et de draper la ville aux couleurs du nouvel arrivant se seront donc heurtées à des considérations bien plus prosaïques de droit des marques... Mais cet épisode jardinier allait-il augurer du caractère de leur relation future? À LIRE AUSSI Logos partout, mode nulle part? Dans quel monde Vuitton? Situé au cœur de la ville, le quartier Rochambeau fut longtemps associé à l'abbaye de la Trinité, son église, son cloître et ses greniers. Durant la première moitié du XIXe siècle,... Lire la suite sur Slate.fr.