Vendée Globe : pourquoi y a-t-il aussi peu de femmes navigatrices?

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Le Vendée Globe est souvent décrit dans les médias comme étant la dernière épopée sportive du monde moderne. Une aventure sportive exceptionnelle où navigatrices et navigateurs réalisent pendant trois mois un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance. Le milieu marin est dangereux et regorge d'imprévus. Lors de la traversée des océans du globe, les capacités d'adaptation, de débrouillardise, d'endurance ainsi que les compétences météorologiques et techniques des navigateurs sont mises à rude épreuve. Les accidents et les avaries y sont fréquents et exigent des navigateurs de conserver leur sang-froid, à faire preuve de courage, de méthode et d'ingéniosité. Cela conditionne leur réussite mais aussi leur prestige.

Le Vendée Globe est aussi une régate où la victoire constitue un réel accomplissement dans la carrière d'un marin. C'est une course à risque où les skippeurs naviguent héroïquement, au gré des intempéries et parfois au péril de leur vie, pour espérer boucler le plus rapidement possible un tour du monde.

Parmi ces marins, peu de femmes ont accompli cet exploit, laissant deviner une construction difficile de leur légitimité en tant que navigatrices de course au large.

Les femmes et la navigation, une histoire récente

Les femmes navigatrices ont longtemps été exclues du monde de la navigation. C'est à partir des années 1970 que la course au large se féminise avec une réelle bascule lorsque Florence Arthaud remporte la route du Rhum en 1990. &qu...


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