Vendée Globe : la course autour du monde est partie

C'est un bateau volant qui file à près de 40 noeuds, soit 75 km/h. Jérémie Beyou, 44 ans, est aux commandes. Il était troisième du dernier Vendée Globe et c'est l'un des grands favoris de l'édition 2020 de la course de voiliers. Il a pour ambition de mettre moins de dix semaines pour faire le tour du monde. "Il faut avoir envie de se faire mal, il faut accepter d'être dans des conditions un peu rustiques", confie-t-il. Un marathon sur l'océan Le Vendée Globe est un marathon sur l'océan. Il y a d'abord les manoeuvres ; des heures chaque jour à tourner le "moulin à café", cette colonne qui sert à régler les voiles. L'échauffement est primordial. "Musculairement, si t'attaques trop fort à froid, tu peux te faire mal", glisse-t-il. Il faut ensuite maîtriser le bateau, l'un des plus rapides de la flotte grâce à ses foils, ces appendices qui lui permettent de s'élever au-dessus de l'eau. À bord, l'instabilité est permanente, tout comme le bruit du bateau sur l'océan : 90 décibels en moyenne, autant qu'une moto ou un tracteur. Difficile, dans ces conditions, de se reposer...